Patois Jamaïcain

Patois Jamaïcain
A - Préposition signifiant "vers" ou "à". Les Rastas utilisent cette préposition, issue de la langue espagnole, plutôt que le "to" anglais. Exemple "go a shop".

Agony - L'acte sexuel. Style de danse où on bouge le bassin pour simuler l'acte

Babylone - La société occidentale, le système répressif, toute forme d'autorité (police, armée, Eglise catholique, pouvoir financier, pouvoir politique, etc.)

Babymo
ther
- Une fille mère

Baldhead - "tête chauve", c'est-à-dire quelqu'un qui n'est pas rasta (cf. la chanson de Bob Marley Crazy baldhead)

Bangarang Le bruit et l'agitation produits pour perturber le rassemblement autour d'une sound-system concurrent.

Bashment Dérivé de "Big bash" (grande claque), se dit d'une oeuvre ou d'un concert époustouflant. Les rude boys utilisent aussi l'expression quand ils voient passer une bombe dans la rue.

Batty boy Un homosexuel (batty désigne les fesses)

Beanie ou Beenie Petit (comme Beenie Man)

Big up Prier quelqu'un

Bobo dread Membre de la secte rasta extrémiste du même nom. Les bobos dreads portent leurs cheveux dans un turban et portent une balayette pour prouver qu'ils sont purs. Sizzla est un de leurs éminents représentants.

Bongo Tambourin.
Un Jamaïca
in qui devient rasta.

Coolie Personne d'origine indienne.
Herb
e (importée en Jamaïque par les Indiens).

Cuss-cuss Une dispute

Dibby dibby Nul, pas terrible

Diss Manquer de respect

Baggy Culotte (en anglais : knickers)

Bow Une pipe (en anglais : blow job/oral sex)

Cho ! Attention ! Fais pas chier !

Dreadlocks Longs cheveux portés en nattes, à la mode rasta.
Ras
taman (par métonymie)

Dunny/Dunza Argent

Don Chef de gang, parrain


Dread Un rasta.
Que
lque chose de sérieux ("dread time")

Flex Se comporter (par rapport à quelqu'un)


Ganga Lee Un gangster (connotation respectueuse)


Grounatio Rassemblement rasta caractérisé par des chants, des danses, des méditations, des lectures de la Bible, le tout dans une ambiance enfumée.

Hail Salut

Heartical Authentique, intègre, comtent.

Higg
ler
Un vendeur de rue

Hood Bite

Hot stepper Fugitif (figure rendue célèbre par Ini Kamoze)

Irie Salut !
B
ien, cool, super, heureux, content


Ital Naturel


Kiss me neck ! Exclamation de surprise


La
bba labba
Parlote inutile ("too much labba labba")

Labrish Ragot


Lick shot Coup de feu, ou imitation de ce bruit pour exprimer une approbation

Mampy Une grosse bonne femme

Massive/large Respecté

Matie Une maîtresse

Natty / Natty dread /Natty congo Dreadlocks.
U
n rasta portant des dreadlocks

Nyahbinghi Percussion rasta.
Se
cte rasta extrémiste.
Styl
e de danse imitant les danses guerrières africaines, et popularisé par Bob Marley sautillant d'un pied sur l'autre

Obeah/guzzu Une forme de magie jamaïcaine, originaire d'Afrique de l'ouest


Pappy-show Ridicule

Pickney Un jeune enfant

Punaany/pum-pum/tunti Le sexe d'une femme, souvent chanté avec enthousiasme par les stars du ragga slackness

Pyaa-pyaa Malade, faible

Pyaka Malhonnête

R
aggamuffin Un habitant du ghetto en Jamaïque.
Style
musical succédant au Dancehall et désignant un type de reggae numérique

Ranking Respecté (de Johnny Clarke à Peter Tosh, tous les chanteurs rasta affirment qu'ils sont top ranking)

Ras Mot éthiopien pour désigner un prince (ex : Ras Tafari, Ras Michael)

Red
eye Envieux, jaloux (si un rasta vous dit "you too red eye", faites gaffe, c'est que vous regardez sa femme avec un peu trop d'empressement)


Ris
to
Un privilégié (mot dérivé de aristocrat)

Roots Racines, en référence à l'Afrique et à tout ce qui est naturel, conforme à l'idéologie rasta.

Rootsman Rastaman

Rude boy Un voyou

Running belly Diarrhée

Samfi-man/Bandulo Un escroc

Satta Se jouir, méditer (comme avec le Satta massa gana des Abysinians)

Screwface Faire la gueule.
Quel
qu'un qui a une mine renfrognée

Seen/Sight ? Compris ?

Skylarking Glander, traîner, rêvasser. Horace Andy a conseillé à de multiples reprises aux jeunes de ne pas trop se livrer à cette activité.


Slab
ba-slabba
Gros et gras


Slack
Sexuellement explicite (le slackness est un type de ragga numérique où les chanteurs rivalisent de propos machistes et vulgaires).


S
par
Un partenaire, un ami


S
toosh/Stoshus
Classe supérieure

Tata Papa Un vieil homme (connotation respectueuse)

Thru' Parce que

Tr
ailer-load
Une grande quantité

Upful Positif, encourageant

Uphill Droit, positif

Uptown La classe supérieure

Vex S'énerver


Wa da
y
L'autre jour

Wanga gut Affamé (hungry belly)


Wagonist
Un opportuniste qui saute sur une tendance pour en profiter (mot dérivé de bandwagonist)

Wolf Un type qui porte des dreadlocks sans être rasta

Work Sexe

x-amount Infinité ("x-amount of versions")

Ya Ici

Yard Une maison jamaïcaine et sa cour.
La Ja
maïque, pour les expatrié

Yardie Un Jamaïcain.
Un
voyou.Une star du reggae roots.


Zion
L'Ethiopie, l'Afrique, la Terre promise, le paradis rasta

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 08:52

Modifié le jeudi 20 octobre 2005 15:33

Le Dragon Stout, l'une des boissons favorites des rastas

Le Dragon Stout, l'une des boissons favorites des rastas

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 09:45

Modifié le vendredi 05 août 2005 15:48

Red Stripe, again...

Red Stripe, again...

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 09:45

Modifié le vendredi 05 août 2005 15:47

Black Panthers

Black Panthers
Black Panthers signifie avant tout le courage...


De la
fondation du parti en 1976 jusqu'à sa dissolution au milieu des années 70, les Panthers ont toujours voulu prendre les positions les plus dangereuses pour la défense de la communauté noire, dans le conflit armé avec la société raciste. Plusieurs sont morts et beaucoup d'autres ont risqué leur vie ou se sont retrouvés en prison au cours de cette lutte. Cette année les Panthers qui ont survécu à cette histoire ont confirmé leur audace débordante : ils ont fait les premiers pas pour engager un débat très important aux États-Unis sur le caractère révolutionnaire de leur mouvement et, d'une manière plus générale, sur l'histoire des mouvements de gauche des années 60 et 70. L'acte le plus courageux des Panthers c'est peut-être celui qu'ils ont accompli aujourd'hui : cet acte d'autocritique.

Un des obstacles qui bloquent la formation des projets révolutionnairesside dans notre incapacité à concevoir ce qu'étaient réellement les mouvements (plus ou moinsvolutionnaires) des années 60 et 70 et ce qu'ils signifient pour nous aujourd'hui. Pour la jeune génération, se situer par rapport au pascent de la gauche est quelque chose d'extmement problématique. Aujourd'hui, il n'est plus possible de soutenir l'idée que ces mouvements passés ont toujours été d'une parfaite rectitude ; ce serait un geste de mauvaise foi que de négliger leurs nombreux défauts. Ce serait également une dissimulation destructrice que de voir uniquement les imperfections qui déparent ces mouvements, en sous-valorisant ainsi leur potentiel révolutionnaire. Il n'est pas possible de se ranger simplement sous le drapeau de leur gloire ni de se dissocier de leur honte. Le pas en avant peut être fait seulement dans les termes d'une autocritique honnête et profonde.

..
.

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 09:46

Modifié le mercredi 19 octobre 2005 15:21

Quant à Mumia Abu Jamal...

Quant à Mumia Abu Jamal...
Mumiam Abu Jamal est né en 1954 le 24 avril à Wesley Cook, Mumia trouvera ce prénom swahili au lycée, dirigé par un enseignant d'origine kenyane.

Il
y ajoutera “Abu-Jamal” à la naissance de son tout premier fils, Jamal.
A 1
4 ans, Mumia est arrêté et battu pour avoir protesté contre un meeting du candidat ultraraciste George Wallace, à Philadelphie.
Pe
u après, il est fiché par le FBI pour avoir voulu rebaptiser son lycée “Malcolm X”.

En 1969, Mumia est chargé de l'information à la section de
Philadelphie du Black Panther Party.
Le
FBI le considère comme l'une des personnes “à surveiller et interner en cas d'alerte nationale”. Il est l'une des cibles du programme d'infiltration et de contre-espionnage (Cointelpro) dont seront victimes Leonard Peltier et d'autres membres de l'Américan Indian Movement et des Black Panthers.

Le 9
décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est grièvement blessé lors d'une fusillade dans le quartier sud de la ville,il vient de déposer un client. Arrêté, il est accusé du meurtre d'un policier, Daniel Faulkner, tué dans cette fusillade. Malgré ses dénégations, malgré son absence d'antécédents judiciaires, une enquête inéquitable (expertises balistiques inexistantes, balles non identifiables, absence de relevéd'empreintes, zone des faits non sécurisée, tests non effectués, etc.) conclut à la culpabilité de Mumia. Témoins menacés, subornés, écartés, rapports de police contradictoires, violations de ses droits, mèneront, en juillet 1982, à la condamnation à mort de cet opposant politique gênant sous la pression d'un juge recordman de la sentence... Mumia est “le coupable idéal”



En
juin 1999, Arnold Beverly, un ancien tueur à gages, avoue à l'une des avocates de Mumia avoir tué l'officier Faulkner dans le cadre d'un contrat mêlant police et mafia. Corroborés par un faisceau d'éléments et de témoignages concordants, les aveux de Beverly n'ont jamais été entendus par la justice au prétexte qu'ils sont “hors des délais de la procédure”.
Ma
lgré cela, Mumia Abu-Jamal lutte toujours depuis le couloir de la mort, enfermé 23h/24h dans une cellule grande comme une salle de bains et dans un isolement sensoriel inhumain. La mobilisation internationale a empêché par deux fois son exécution, en 1995 et 1999.

Mumia must be free, He MUST BE FREE.

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 09:54

Modifié le lundi 26 mars 2007 05:50